Préparer la rentrée !

 

La rentrée approche, et bon nombre d’enfants ont besoin de se remettre dans le bain un peu avant pour se sentir à l’aise les premiers jours. Voici quelques pistes !

Regarder une vidéo… pour reprendre l’habitude d’être attentif

Laissez à votre enfant le choix du sujet. Sur Internet le choix est infini : cherchez avec lui, ou laissez-le chercher tout seul, une vidéo sur un sujet qui lui plait. Peu importe que cela soit sur la vie quotidienne dans  un zoo, la construction d’une pyramide ou la fabrication du chocolat : l’objectif est que votre enfant s’installe tranquillement devant l’écran et qu’il soit attentif à ce qu’il voit pendant une dizaine de minutes (ou plus s’il est plus grand). Je parle ici d’une petite vidéo de style « documentaire », pas d’un jeu éducatif ! Si l’exercice lui a plu, vous pouvez en proposer un autre…voir lui faire lire quelque chose, afin de varier les supports.

A vous ensuite d’en discuter avec lui : c’était intéressant ? Ca parlait de quoi ? Qu’est ce qu’il en a retenu ?

Remettre le nez dans ses cahiers…mais pour refaire les exercices qu’on avait réussis !

Quoi de plus déprimant que de prendre un devoir de maths sur lequel est noté un gros « 5/20 » et d’essayer de le refaire ? Si votre enfant n’a pas su faire la plupart des exercices le jour du devoir, il est peu probable qu’il les réussisse après plusieurs semaines de vacances…

Il sera bien plus efficace de ressortir les cahiers, et de refaire les exercices pour lesquels il avait eu « tout bon » (sans regarder la solution tout de suite, évidemment !). Ce sera le moment de conforter ses appuis : OK, cette leçon-là il l’avait bien comprise, il lui a suffi de refaire un ou deux exos pour réactiver sa mémorisation.

Réactiver les capacités de réflexion…avec des jeux

On trouve facilement sur Internet des petites énigmes et des jeux qui permettent d’entraîner la réflexion. De quoi réveiller les neurones et leur donner envie de se remettre au travail ! Allez, je vous en donne une : un fermier a 12 vaches ; elles meurent toutes sauf une, combien en reste-t-il ? Réponse en bas de la page …

Certains jeux de société nécessitent plus que d’autres de réfléchir, et sont bienvenus pour se remettre dans le bain. C’est le moment de faire l’inventaire dans le placard des jeux et d’en sortir un qui sollicite un peu plus que les autres la réflexion ; si vous y jouez avec votre enfant, nul doute que ce sera un bon moment !

Profiter des derniers  jours de vacances…

L’année scolaire est longue, et les prochaines vacances sont dans plusieurs semaines. Et si on profitait du dernier jour pour faire quelque chose de sympa tous ensemble ? Oui, il faut acheter ce qui est sur la liste, faire le tri des vêtements, ranger la chambre… Et si, au milieu de toutes ces contraintes, on prévoyait une sortie au parc, une partie de Dobble, un câlin, … ?

Allez, bonne rentrée !

 

 

La réponse : Ben il en reste une ! Relisez l’énoncé et portez votre attention sur la signification des différents mots de la phrase, puis de la phrase….

Coach&Plus à la radio !

aider son enfant

Je suis régulièrement invitée sur France Bleu dans l’émission d’Eva Milot « la vie en bleu ». Les thèmes tournent autour de l’éducation de la façon d’accompagner les jeunes. A écouter en Podcast si vous voulez, en 3 fois 4 minutes, des astuces pour aider votre ado !
Voici les liens ci-dessous :

Burn-out, bore-out, brown-out…de quoi parle-t-on ?

burn bore brown out

Si le burn-out est aujourd’hui assez médiatisé (bien qu’il ne soit toujours pas reconnu comme une maladie professionnelle), il n’en est pas de même pour d’autres formes de souffrance au travail. Petite revue de détail.

Le burn-out est traduit en français par l’expression « syndrome d’épuisement professionnel ». Il concerne des travailleurs qui se sont investis corps et âme dans leur métier, jusqu’à rentrer dans un cercle infernal : ils sont fatigués, donc se sentent (à tort ou à raison) moins performants, donc travaillent encore plus, donc sont encore plus fatigués… L’anglicisme burn-out, qui renvoie à une notion de brûlure, de combustion, décrit bien l’état intérieur des victimes : elles se sentent totalement vidées, n’ont plus aucun goût pour un métier dans lequel elles s’étaient (bien trop) investies, n’arrivent plus à se reposer lors de leur temps libre, et finissent par craquer.
Un test a été mis au point par Maslach, qui permet de faire son auto-diagnostic. Je vous en ai mis une version en ligne gratuite et anonyme ici.

Le bore-out est moins connu, mais tout au aussi ravageur. Il désigne des travailleurs qui s’ennuient (« to bore », en anglais) car ils n’ont (presque) rien à faire. Etonnant, alors que chaque jour les médias nous citent des entreprises qui licencient pour augmenter leur rentabilité, ou des salariés qui se plaignent d’être soumis à des cadences de plus en plus élevées ? Pas tant que ça. N’avez-vous pas dans votre entourage des proches qui se plaignent d’avoir été placardisés ? Pour diverses raisons (statuts de l’entreprise, indemnités de licenciement élevées…) ces salariés restent en poste, mais avec des missions largement en dessous de leurs capacités. Ils expédient leur travail de la semaine en quelques heures…et se retrouvent face à un vide qui engendre une souffrance et peut conduire à une perte d’estime de soi, à la dépression…. S’y ajoute la culpabilité lorsqu’ils ont des collègues qui, eux, peinent à boucler leur programme de la journée !

Petit dernier de la liste, le brown-out désigne une souffrance liée à une sensation d’inutilité et d’absence de sens du travail fait. Cela peut être par exemple la sensation ressentie par quelqu’un qui passe ses journées devant un ordinateur à remplir des tableaux de chiffres dont il ne voit pas l’intérêt. Le sentiment d’inutilité rejoint ce que ressent la personne en bore-out, à ceci près qu’ici la personne peut s’ennuyer…tout en travaillant beaucoup ! Cette quête de sens peut concerner aussi la finalité même de l’entreprise dans laquelle la personne travaille, qui peut être ressentie comme très abstraite (finance, contrôle de gestion…). C’est ainsi que l’on voit aujourd’hui des jeunes professionnels surdiplômés quitter un emploi rémunérateur pour se former à la cuisine, à l’ébénisterie…métiers où ils pourront associer leur formation intellectuelle de haut niveau à un savoir-faire technique pour gagner leur vie en s’épanouissant dans une activité qui a du sens pour eux (gérer son restaurant, fabriquer des meubles…).
Le brown-out est un peu différent du conflit de valeurs, que pourrait ressentir par exemple un partisan de la décroissance dans une entreprise spécialisée dans le marketing et la publicité.

Ces formes de souffrance au travail doivent être prises très au sérieux. Fort heureusement, il n’y a pas d’âge pour se remettre en question !

Si vous vous sentez concerné et avez envie de vous poser pour y réfléchir, contactez-moi.

Bien choisir ses bonnes résolutions … pour les tenir !

tenir bonnes resolutions 2018
Et vous, quelles sont vos bonnes résolutions pour 2018 ? Entre celles qu’on tient deux semaines et celles qu’on veut vraiment tenir, voici quelques pistes pour vous lancer !

1. Déterminer ce que vous voulez vraiment, vous

Difficile parfois de faire la distinction entre ce qu’on veut vraiment au fond de soi et ce qui nous est plus ou moins insidieusement suggéré par notre entourage. Par exemple, votre famille ou vos amis admirent peut-être votre situation professionnelle (un CDI, bien payé…) alors que vous avez, vous, l’impression que les minutes durent des heures ou que ce que vous faites est vide de sens. Une bonne résolution pourrait alors être de vous donner du temps pour réfléchir à ce que vous pourriez faire d’autre, ou même simplement ce qui pourrait vous redonner de la motivation pour votre poste actuel…. sans vous occuper de ce que pensent vos amis qui vous conseillent de plus profiter de votre temps libre pour faire ce que vous aimez et oublier votre travail.

2. Choisir une résolution positive

Le contre-exemple typique : perdre du poids. Voilà un objectif déprimant, qui fait surtout penser aux privations qu’on va devoir s’imposer ! Et dans quel but finalement ? Décider de se faire plaisir et de se sentir mieux dans sa peau est autrement plus motivant. Illustration : laquelle de ces deux propositions vous donne le sourire :
– « cette année je ne vais plus manger de crème Danette au chocolat pour le dessert»
– « cette année je vais acheter plus souvent mes fruits préférés pour les manger comme dessert, à la place d’une crème industrielle»
La deuxième sera plus facile à tenir car elle a le mérite de vous faire plaisir !

3. Tenir compte de ce qu’il y a « autour » de votre bonne résolution

Par exemple, si vous voulez arrêter de fumer, vous allez peut-être réaliser que c’est la pause cigarette que vous faites tous les matins avec des collègues que vous aimez bien qui va le plus vous manquer. Dans ce cas, il est indispensable de vous demander comment vous allez faire pour ne pas perdre ce moment de convivialité qui vous fait du bien, si vous ne fumez plus. Une solution existe forcément, c’est à vous de déterminer ce qui vous fait plaisir : essayer le vapotage avec une e-cigarette, voir ces collègues à un autre moment, profiter de leur pause pour prendre un café avec d’autres collègues…

4. Se fixer un objectif…mais pas trop.

Comment saurez-vous que vous aurez tenu votre bonne résolution si, au départ, vous n’avez pas défini en quoi consisterait la réussite ? Sans se mettre la pression avec des objectifs chiffrés (on n’est pas à l’usine !), donnez vous un objectif ambitieux… mais pas trop. Illustration pour quelqu’un qui ne fait pas du tout de sport :
– « cette année je vais aller à la piscine au moins une fois par semaine ». Si vous y allez deux fois, vous aurez l’impression d’avoir pulvérisé votre objectif, serez fier de vous et aurez envie de continuer ! Et même en n’y allant qu’une fois, vous en ressentirez les bienfaits.
– « cette année je vais aller à la piscine un jour sur deux ». A moins de renoncer à beaucoup d’autres choses, il est probable que vous manquerez de temps et raterez une séance, puis une autre, aurez des remords, une mauvaise image de vous, et finirez rapidement par tout laisser tomber.
Et surtout ne pas oublier de se voter une récompense quand on a réussi !

Alors, vous allez faire quoi en 2018 ? Je vous souhaite une pleine réussite dans vos projets !

Le blues du dimanche soir ne passera pas par moi !

blues_dimanche_soir

Voilà c’est dimanche soir, il fait gris-moche dehors, le week-end se termine, et vous commencez à penser à ce qui vous attend demain au bureau, à la fac…ou à la maison si vous vous retrouvez tout(e) seul(e) pendant que vos proches repartent travailler (ce qui n’est pas forcément plus drôle). Mais c’est décidé, le blues du dimanche soir ne passera pas par vous !
– Déjà, remémorez vous les moments sympas du week-end : une balade dehors, un film, un jeu avec les enfants, un bon dîner, une sieste particulièrement agréable…Ca vous a fait plaisir ? Tant mieux, savourez-le!
– Décidez de ne pas faire ce que vous vouliez/deviez faire ce week-end : il est trop tard maintenant, vous n’en avez plus le temps et de toute façon pas envie, alors basta : la réparation de la lampe ou le tri des vêtements trop petits, ce sera pour le week-end prochain. Et pas de culpabilité ! Si c’était vraiment fondamental, vous auriez trouvé le moyen de le faire, non ?
– Maintenant faites quelque chose qui vous fait plaisir, sans remords : si c’est de manger une pizza devant la télé, très bien, c’est facile à mettre en œuvre. Idem si c’est regarder un DVD, prendre un bain, glander dans le canapé en caressant le chat ou téléphoner à un(e) ami(e).

Et pour le prochain week-end… ?
Le vendredi soir, listez les deux ou trois (pas plus !) choses les plus importantes que vous voulez vraiment faire.
– Soyez réaliste. Lessiver puis repeindre intégralement en 2 jours les murs d’une pièce actuellement remplie de bazar que vous ne savez pas où stocker pendant ce temps, ce n’est pas réaliste. Trouver une solution pour vider la pièce, ça l’est déjà plus ;
– Choisissez des choses dont le résultat vous fera plaisir…et imaginez le plaisir que vous ressentirez lorsqu’elles seront faites (quel plaisir d’enfiler ce pantalon neuf dont l’ourlet est enfin fait !)
– Prévoyez des moments pour ne rien faire et de vous reposer : vous aurez la satisfaction de vous dire le dimanche soir que vous avez réussi à décompresser, et ça aussi c’est une chose à faire…

Ma fille veut devenir youtubeuse beauté

ado_veut_devenir_youtubeuse

Si vous êtes parents d’adolescents, vous avez peut-être chez vous une jeune fille qui ambitionne de devenir « youtubeuse beauté ». Sachez que youtubeur (ou youtubeuse pour les filles) est le métier rêvé de nombreux adolescents aujourd’hui : en fait c’est la version moderne de footballeur ou mannequin, métiers qui faisaient rêver les ados d’une génération précédente. Etre youtubeur/euse consiste à réaliser des vidéos, et à les mettre ensuite en ligne sur Youtube. Dans le cas présent ces vidéos auront pour thème des techniques de maquillage, des astuces pour gommer tel défaut (supposé), des conseils pour mettre en valeur sa silhouette,…Certaines jeunes femmes ont acquis une telle notoriété sur Internet avec leurs vidéos qu’elles arrivent à générer un revenu, que ce soit en décrochant des contrats publicitaires, en écrivant un livre… C’est le cas d’Enjoy Phoenix par exemple, pour n’en citer qu’une.
Comment faire alors lorsqu’une jeune fille a ce projet en tête ? Une réaction commune de parent serait d’essayer de l’en dissuader, en arguant que c’est un métier hautement aléatoire, que la célébrité ne peut pas se décider,…
Une autre solution consiste à utiliser le modèle décrit par Paul et Sarah Edwards dans leur livre « Finding your perfect work », et repris par la psychologue Maud Simon, pour encourager votre ado à envisager ce métier sous 10 autres formes bien définies.

Si l’activité de base qu’aime faire cette jeune fille consiste à se maquiller et prendre soin de son apparence, elle peut bien sûr devenir esthéticienne ou maquilleuse…mais pourquoi pas aussi dermatologue, diététicienne, voire chirurgienne-esthétique ?

Elle peut aussi écrire sur ce qu’elle aime : par exemple en devenant journaliste spécialisée dans le domaine de la cosmétique et des dernières tendances.

Ou bien vendre ce qu’elle aime, en devenant vendeuse en parfumerie, esthéticienne… ou responsable des achats de produits de beauté dans une grande chaîne de magasins, qui négociera les meilleurs prix et les exclusivités avec les marques. Ou avoir son propre institut de beauté,…

Promouvoir ce qu’elle aime, en travaillant dans le marketing des produits de beauté, mais pourquoi pas aussi dans le domaine de la santé et de l’éducation pour expliquer en quoi consiste une bonne hygiène de vie.

Devenir une experte du maquillage, en devenant maquilleuse de cinéma sachant réaliser des maquillages de zombie aussi bien que des maquillages de princesse de la Renaissance (celles qui blanchissaient leur peau avec des fards contenant du plomb).

Créer un produit, en travaillant dans un laboratoire de cosmétologie ou de pharmacologie pour mettre au point une nouvelle crème anti-rides ou un mascara, en tant que chercheuse, technicienne de laboratoire,….

Enseigner l’art du maquillage en devenant professeur dans un lycée professionnel, ou dans une école de théâtre.

Proposer un service à ceux qui vendent du maquillage en devenant attachée de presse, chargée de relations publiques, responsable de développement commercial… On citera ici Daphné Thavaud, la sœur Norman (oui, celui de « Norman fait des vidéos ») qui a créé son entreprise et est désormais agent pour les talents du Web.

Etre youtubeuse beauté consiste à parler de maquillage et de soin. On vient de voir qu’il y a bien d’autres façons d’envisager cette activité, mais youtubeur est aussi un métier! De même que réalisateur, caméraman, scénariste…Et si elle essayait de réaliser sa première vidéo ? Il va lui falloir apprendre à écrire un scénario, prévoir les différents plans, bien cadrer l’image, enregistrer le son, monter le tout,…Un excellent exercice, y compris pour améliorer sa confiance en soi.

Assurer l’entretien ou la réparation de ce qu’on aime … là, j’avoue que je n’ai pas trouvé d’exemple.

Un bon exercice consiste à prendre une autre activité que votre enfant aime, et à chercher les métiers autour des 10 mêmes actions : faire, parler de, vendre, écrire sur, proposer un service à ceux qui font, enseigner, promouvoir, créer, expertiser, entretenir. Un brain-storming qui ouvre plein de portes !

Améliorer un « savoir-être »?

Tout récemment, un article du Monde titrait que « les étudiants sont désormais formés au savoir-être ». On y lisait toute l’importance pour les entreprises de compétences comme la bienveillance, la créativité… et la journaliste pointait toute la difficulté d’apprendre ces compétences. On imagine bien en effet qu’elles ne sont pas de même nature que celles consistant à savoir utiliser un logiciel de dessin, à faire une analyse juridique ou encore à piloter un projet.
Certes ! II faudrait quand même une bonne dose de cynisme pour se targuer d’apprendre à quelqu’un à être sociable (par exemple) dans le but d’être recruté sur cette « compétence ». Mais alors que faire, si ces savoir-être ont tant d’importance ?
Une première chose à savoir est que ces compétences humaines (par opposition à des compétences techniques dont on conçoit bien qu’on les apprend dans une école, en compagnonnage avec un professionnel, dans un manuel….) font partie intégrante de nous-mêmes et que nous les possédons tous, à un degré divers. Pour la bienveillance, par exemple, j’ai du mal à concevoir qu’il existe des gens totalement dépourvus de cette qualité. Idem pour la curiosité intellectuelle, la capacité à travailler en équipe, l’autonomie, la capacité à apprendre quelque chose de nouveau… Si nous possédons tous ces savoir-être, chacun les exprime à sa manière, à des degrés divers, en fonction de l’importance qu’ils revêtent pour lui.
Par exemple, on peut être quelqu’un de sociable, qui va facilement vers les autres et est capable d’avoir des échanges constructifs…mais en même temps avoir tendance à s’agacer lorsque le travail n’est pas exactement fait comme on voudrait qu’il le soit. Et alors ? En quoi est ce un problème et quel est le savoir-être qu’il faudrait développer ? Dans ce cas précis, l’important pour la personne serait de prendre conscience de son attitude et des conséquences qu’elle peut avoir. En clair, il importe de se connaître soi-même, et de chercher ce qui nous pourra aider à nous sentir mieux (et à ne pas nous énerver contre le collègue qui a donné une réponse incomplète à un client, lequel semble pourtant bien le prendre puisqu’il continue à demander des renseignements avec le sourire).
L’article du Monde continue en expliquant comment les écoles forment au savoir-être, et de décrire des séances de méditation en pleine conscience maintenant proposées aux étudiants dans certains cursus.
Au-delà des techniques de méditation, dont l’effet est reconnu sur la gestion du stress, il est intéressant de prendre le temps de la réflexion sur soi en se posant certaines questions : qu’est ce qui est important pour moi ? Dans quelles situations est ce que j’ai tendance à m’énerver ? Et dans quelle situation est ce que je me sens exactement à ma place ? Quand je travaille avec d’autres personnes, à quoi est ce que je fais attention ?
Les réponses ne sont pas toujours faciles à trouver (l’aide d’un coach peut s’avérer utile !), mais elles donnent des pistes pour mieux se connaître, en prenant notamment conscience des valeurs qui guident notre vie. Par exemple, prendre conscience du fait que l’excellence est une valeur fondamentale pour soi permet de réfléchir sur le fait que ce n’est pas nécessairement le cas pour les autres, lesquels peuvent avoir d’autres valeurs, comme l’écoute (très utile quand on fait face à des clients), et que c’est justement cette diversité qui permet de faire un bon travail d’équipe !
Finalement, il ne s’agit ici pas tant de se former au savoir-être que de prendre conscience de toutes les qualités qu’on possède déjà…

Les 7 méthodes des 4 secrets….pourquoi on aime ça ?

spirale vers succes
Vous avez certainement déjà lu comme moi, en couverture des magazines ou comme titre de livres, des accroches ressemblant à : « Les 7 leçons pour trouver les 4 secrets du bonheur en 6 leçons ». D’accord, j’exagère un peu, mais il n’empêche que je n’invente rien avec les titres suivants :

    • les 10 façons de décrocher vraiment en vacances (« Elle »)
    • les 7 habitudes des gens efficaces (titre d’un livre de Stephen R.Covey)
    • les 5 secrets d’un entretien de recrutement réussi (« L’Etudiant »)
    • …sans parler des 6 secrets d’un bon barbecue ou des 5 trucs pour avoir un ventre plat (promis, je n’invente rien !).

Il semble que le premier à utiliser cette technique de rhétorique fut Moïse avec ses 10 commandement : une sacrée référence… Mais comment se fait-il que nous soyons attirés par ce genre de titres ? Car ce n’est certainement pas un hasard s’ils sont aussi fréquemment utilisés. J’y vois plusieurs raisons :

Déjà, nous aimons les listes et leur caractère « fini » : OK, il y a 6 choses à faire pour décrocher vraiment en vacances :  au moins c’est clair. C’est rassurant de se lancer dans quelque chose de cadré et d’avoir l’impression que c’est atteignable. Que le premier qui n’a pas listé ce qui lui restait à faire avant de partir en vacances me jette le premier bloc de Post-it ! C’est plus facile de réaliser des actions proprement listées (j’instruis le dossier Bidule, je remplis ma note de frais de juin,…) plutôt que d’avoir un objectif vague (je réfléchis à la stratégie que je vais mettre en place à la rentrée, je discute avec Untel du projet sur lequel on va travailler ensemble à la rentrée…).

Ensuite le petit nombre (7 leçons, 5 trucs…) est rassurant et donne une impression de facilité. OK, il y a 5 choses à faire pour réussir un dîner entre amis ? C’est parfait, je devrais pouvoir y arriver ! Cette promesse de rapidité est probablement un trait de notre époque et de sa tendance à l’accélération permanente : 6 choses à faire, cela ne devrait pas prendre trop de temps! C’est sûr qu’un magazine qui promettrait de nous donner les 86 secrets d’une grossesse détendue aurait plutôt tendance à faire soupirer une jeune femme enceinte pleine d’interrogations…

Enfin, il faut le reconnaître, ces titres accrocheurs aiguisent notre curiosité : quels sont donc ces 5 commandements pour réussir sa rentrée en prépa ou en première année de médecine ? Si seulement cela pouvait exister ! Difficile alors de résister à la tentation de feuilleter le magazine ou le livre en question, juste pour se faire une idée…Certains abusent d’ailleurs de cette ficelle pour attirer du monde sur leur blog, ce qui a conduit récemment Facebook à mettre en place des outils pour repérer et rendre moins visibles ces  titres « attrape-clics ».

Au-delà du côté « marketing », il faut pourtant bien voir que ces listes finies sont utiles et constituent une bon outil pour celui ou celle qui se lance dans un projet, quel qu’il soit : le travail sera plus simple si ce qu’il a à faire est noté proprement, point par point, avec des actions clairement décrites. Une bonne liste n’est pas trop longue, elle n’est pas décourageante. C’est pour cela qu’à l’issue d’un travail de coaching, la personne repart avec un plan d’action, qui est justement une liste d’actions. La différence avec une liste trouvée dans un magazine ou un ouvrage de développement personnel (et il y en a de très bons, comme celui de Stephen Covey cité au tout début de cet article), c’est qu’elle personnelle et unique. C’est la personne qui a déterminé elle-même, avec l’aide de son coach, tout ce qu’elle allait faire maintenant pour atteindre son objectif. Une différence qui jouera beaucoup pour la motivation sur la durée…

Et vous, pour quel projet auriez-vous besoin d’une liste ?