spirale vers succes
Vous avez certainement déjà lu comme moi, en couverture des magazines ou comme titre de livres, des accroches ressemblant à : « Les 7 leçons pour trouver les 4 secrets du bonheur en 6 leçons ». D’accord, j’exagère un peu, mais il n’empêche que je n’invente rien avec les titres suivants :

    • les 10 façons de décrocher vraiment en vacances (« Elle »)
    • les 7 habitudes des gens efficaces (titre d’un livre de Stephen R.Covey)
    • les 5 secrets d’un entretien de recrutement réussi (« L’Etudiant »)
    • …sans parler des 6 secrets d’un bon barbecue ou des 5 trucs pour avoir un ventre plat (promis, je n’invente rien !).

Il semble que le premier à utiliser cette technique de rhétorique fut Moïse avec ses 10 commandement : une sacrée référence… Mais comment se fait-il que nous soyons attirés par ce genre de titres ? Car ce n’est certainement pas un hasard s’ils sont aussi fréquemment utilisés. J’y vois plusieurs raisons :

Déjà, nous aimons les listes et leur caractère « fini » : OK, il y a 6 choses à faire pour décrocher vraiment en vacances :  au moins c’est clair. C’est rassurant de se lancer dans quelque chose de cadré et d’avoir l’impression que c’est atteignable. Que le premier qui n’a pas listé ce qui lui restait à faire avant de partir en vacances me jette le premier bloc de Post-it ! C’est plus facile de réaliser des actions proprement listées (j’instruis le dossier Bidule, je remplis ma note de frais de juin,…) plutôt que d’avoir un objectif vague (je réfléchis à la stratégie que je vais mettre en place à la rentrée, je discute avec Untel du projet sur lequel on va travailler ensemble à la rentrée…).

Ensuite le petit nombre (7 leçons, 5 trucs…) est rassurant et donne une impression de facilité. OK, il y a 5 choses à faire pour réussir un dîner entre amis ? C’est parfait, je devrais pouvoir y arriver ! Cette promesse de rapidité est probablement un trait de notre époque et de sa tendance à l’accélération permanente : 6 choses à faire, cela ne devrait pas prendre trop de temps! C’est sûr qu’un magazine qui promettrait de nous donner les 86 secrets d’une grossesse détendue aurait plutôt tendance à faire soupirer une jeune femme enceinte pleine d’interrogations…

Enfin, il faut le reconnaître, ces titres accrocheurs aiguisent notre curiosité : quels sont donc ces 5 commandements pour réussir sa rentrée en prépa ou en première année de médecine ? Si seulement cela pouvait exister ! Difficile alors de résister à la tentation de feuilleter le magazine ou le livre en question, juste pour se faire une idée…Certains abusent d’ailleurs de cette ficelle pour attirer du monde sur leur blog, ce qui a conduit récemment Facebook à mettre en place des outils pour repérer et rendre moins visibles ces  titres « attrape-clics ».

Au-delà du côté « marketing », il faut pourtant bien voir que ces listes finies sont utiles et constituent une bon outil pour celui ou celle qui se lance dans un projet, quel qu’il soit : le travail sera plus simple si ce qu’il a à faire est noté proprement, point par point, avec des actions clairement décrites. Une bonne liste n’est pas trop longue, elle n’est pas décourageante. C’est pour cela qu’à l’issue d’un travail de coaching, la personne repart avec un plan d’action, qui est justement une liste d’actions. La différence avec une liste trouvée dans un magazine ou un ouvrage de développement personnel (et il y en a de très bons, comme celui de Stephen Covey cité au tout début de cet article), c’est qu’elle personnelle et unique. C’est la personne qui a déterminé elle-même, avec l’aide de son coach, tout ce qu’elle allait faire maintenant pour atteindre son objectif. Une différence qui jouera beaucoup pour la motivation sur la durée…

Et vous, pour quel projet auriez-vous besoin d’une liste ?

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